L’hôpital universitaire Mohammed VI de Tanger a lancé des investigations après l’apparition de complications oculaires chez plusieurs patients suivis dans son service d’ophtalmologie. Selon un communiqué de l’établissement daté du 13 octobre, treize personnes ont présenté des inflammations aiguës après avoir bénéficié du même traitement, poussant les équipes médicales à mettre en place un dispositif de surveillance renforcée.
Les premiers signaux ont été détectés le 9 octobre chez deux patients, au lendemain de leur prise en charge. Face à cette situation, le service a décidé de rappeler l’ensemble des personnes ayant participé à la même séance afin de procéder à des examens de contrôle et d’évaluer l’éventuelle apparition de symptômes similaires.
Treize cas détectés après les contrôles
Au total, seize patients ont été recontactés et examinés. Les vérifications effectuées le 10 octobre ont révélé des inflammations comparables chez treize d’entre eux, tandis que les trois autres ne présentaient pas de complications au moment des contrôles.
La direction de l’hôpital indique avoir immédiatement mobilisé une équipe spécialisée pour assurer les soins nécessaires et suivre l’évolution clinique des patients concernés. La prise en charge doit se poursuivre aussi longtemps que nécessaire afin de limiter les complications et d’évaluer la réponse aux traitements administrés.
L’établissement assure également maintenir un contact continu avec les personnes touchées et leurs familles, tout en adaptant le suivi médical en fonction de l’évolution de chaque cas.
L’origine des inflammations encore inconnue
En parallèle de la prise en charge, une enquête médicale et technique a été ouverte en coordination avec les instances compétentes. Son objectif est de déterminer l’origine exacte de ces inflammations et d’identifier, le cas échéant, les facteurs communs aux différents patients.
À ce stade, aucun élément communiqué par l’hôpital ne permet d’établir avec certitude la cause des complications ni d’attribuer les faits à une erreur médicale. Le lien temporel entre le traitement et l’apparition des inflammations constitue pour l’instant le point de départ des investigations, sans permettre de tirer de conclusion définitive.
Les vérifications devraient notamment porter sur les conditions de prise en charge, les produits utilisés, les protocoles appliqués et l’environnement technique du service, afin d’écarter ou de confirmer les différentes hypothèses.
La direction promet de communiquer sur la suite
La direction de l’hôpital Mohammed VI affirme que la sécurité des patients reste sa priorité et indique qu’elle continuera à suivre le dossier de près jusqu’à la clarification complète des circonstances.
L’établissement s’engage également à informer sur les suites de l’enquête et sur l’évolution de la situation, dans le respect des règles de confidentialité et de protection des données personnelles.
En attendant les conclusions des investigations, la prudence reste donc de mise. Treize patients sont actuellement suivis pour des inflammations oculaires apparues après un traitement, mais l’origine précise de ces complications demeure encore à établir.


